Triathlons et Cols Mythiques

Petites et grandes aventures sur les plus beaux triathlons de France et cols mythiques du Tour

Actualités

2026 : année OFF, 15 ans plus tard…

15 ans plus tard… Me suis-je installé dans une routine ? 15 ans plus tard… Est-ce toujours le même plaisir qui m’anime ? 15 ans plus tard… Est-ce que je fais toujours du triathlon pour les bonnes raisons ? 15 ans plus tard… Où sont encore mes réelles motivations ? 15 ans plus tard… Ai-je toujours les yeux éblouis de l’enfance ? 15 ans plus tard… Que va t-il me manquer pendant cette année d’errance ?

Oh l’intro mégalo, reste pour toi à trouver la ref, un indice, sa plume est largement plus aiguisée que la mienne 🙂

Un saut dans le vide pour savoir si, au plus profond de moi, la flamme brûle encore.

Commençons ce bilan par ce qui ne m’a pas perturbé.

La compétition

Je me connais très bien mais on peut toujours se surprendre. Mais non, la compétition ne m’a pas manqué, ce n’est pas le moteur de ma pratique. Les classements, les stats, les data, ça va 5 minutes mais il ne faut pas en abuser. L’autre compétition, celle contre soi-même, le dépassement de soi, celle-ci me plaît encore !


La planification

Une décharge mentale qui fait du bien. C’est toujours un peu stressant et pressant de devoir planifier une saison en tenant compte de l’équilibre familial, de jongler avec un calendrier, de répartir intelligemment les événements, de s’assurer de pouvoir disposer du temps nécessaire pour les préparer. A l’inverse, cela m’a manqué car c’est plaisant de chercher de nouveaux challenges, de nouveaux terrains de découverte.

La pression qu’on s’inflige

C’est le point inattendu. On dit souvent que l’objectif est un moteur. Mais avoir des objectifs t’oblige : à rouler, à nager, à courir, avec une grande régularité, enfin si tu veux profiter du jour J et ne pas galérer. Libéré de toute forme de contrainte, un vrai sujet chez moi, j’ai pris encore plus de plaisir à faire du sport, et au final, j’atteins le même volume.

Par opposition, il y a tout ce qui a raisonné comme un manque en moi.

L’événement 

Participer à une épreuve c’est plonger au cœur d’une organisation, c’est un rendez-vous que l’on dessine au fil des semaines, c’est vivre une ambiance, c’est souvent découvrir un nouveau lieu, une nouvelle ville, une nouvelle région. Ce n’est donc pas seulement une date sur un calendrier. On aime ces week-end de rendez-vous.


L’aventure

Elle m’a manqué l’aventure, sur le plan sportif et du point de vue de l’expérience. Se fixer des défis, c’est se lancer dans une aventure dont vous connaissez le début mais dont la fin reste incertaine. Serai-je sur la ligne d’arrivée ? Dans quel état ? Que vais-je traverser comme épreuves dans l’épreuve ? Vais-je souffrir ou uniquement prendre du plaisir ? A quelle sauce la météo va t-elle nous manger ? Et puis il y a l’autre aventure… L’expérience du voyage à vélo. J’y ai goûté pour la première fois l’an passé. Et j’avais mis la barre très haute avec ce périple en bike packing full autonomie de 705km et 17200m de dénivelé positif sur la route des Grandes Alpes entre Thonon-les-Bains et Nice. Cette année, les contraintes personnelles ne m’ont pas permis de m’offrir cette parenthèse enchantée et suspendue dans le temps, je le regrette bien évidemment.

Les émotions

Je l’ai déjà dit et je me répète donc, mais sans conteste, les émotions c’est mon carburant. Une drogue à accoutumance ! La vie c’est rire, pleurer, s’émerveiller, vibrer, s’ambiancer, contempler. L’intensité, la passion, toujours lutter contre la routine. Seul revers de la médaille de ces émotions, c’est qu’elles ne peuvent pas être présentes en permanence. Et plus vous allez les chercher loin, dans des challenges toujours plus relevés, plus le down peut être fort ! Je comprends les déprimes des sportifs de haut niveau. Comment tu te relèves et tu te réveilles après un titre olympique ou un titre de champion du monde ? Comment rempiler ? Qu’aller chercher de plus fort ? Bien loin de moi l’idée de me comparer, mais à mon échelle, j’en connais le côté addictif.

Voilà en résumé ce que je tire comme conclusion d’une année OFF. Des réponses que je pensais en partie connaître mais qu’il fallait confronter au manque et à l’absence pour en valider les raisons profondes.

Le plaisir est toujours là, l’urgence plus que jamais présente dans une époque toujours plus radieuse 😉 mais aussi face au temps qui passe. La flamme ne s’est donc pas éteinte.

Alors oui, le calendrier 2027 sera sans doute light car je vais devoir l’adapter en tenant compte d’un autre projet tout aussi enthousiasmant, mais non seulement je réfléchis à la saison prochaine mais j’ai déjà un 1er rendez-vous acté.

Mais ça, tu n’as droit qu’au teaser, tu devras être un lecteur fidèle pour le découvrir dans le programme 2027 ! Rendez-vous en décembre !

Hasta luego !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *